Les trentenaires

Vous souvenez vous... de Dorothée, du premier cd, de la chute du mur de Berlin et de bien d'autres choses qui ont fait notre enfance ? Alors bienvenue sur le blog des trentenaires...

04 mars 2007

La Catastrophe de Tchernobyl.

La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire particulièrement grave survenu le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie.

La catastrophe de Tchernobyl résulte de la fusion du cœur du réacteur nucléaire n°4, par l'élévation excessive de la température des barres (crayons) constituant le combustible nucléaire. Lorsque la chaleur produite par le réacteur n'a plus été évacuée en quantité suffisante par le système de refroidissement, le combustible nucléaire s'est mis à fondre. La chaleur a provoqué la radiolyse de l'eau servant de caloporteur, et la recombinaison de l'hydrogène et de l'oxygène libérés a produit une explosion projetant en l'air la dalle de béton recouvrant le réacteur, ce qui a libéré de grandes quantités de radio-isotopes. L'accident qui s'est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur numéro 4 est de magnitude 7 selon l’échelle INES, ce qui correspond à l’accident nucléaire le plus grave et le plus meurtrier qui puisse être mesuré par cette échelle.

- 25 avril 1986, 13:05 : La puissance du réacteur est stabilisée autour de 1600 MW.

- 25 avril 1986, 23:10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon-135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.

- 26 avril 1986, entre 01:03 et 01:07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.

- 26 avril 1986, 01:19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.

- 26 avril 1986, 01:23 : L'essai réel commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire.

- 26 avril 1986, 01:23:40 : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet.

- 26 avril 1986, 01:32:44 : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur se voit centupler. » Les mille tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc.

Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé.

Il est à noter que les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1h30, ne saisissent pas dans l'immédiat l'ampleur de la catastrophe. Celui-ci appelle le ministère de l'énergie à 4h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est probablement pas endommagé. »

Un « sarcophage », constitué d'une partie en béton à sa base et d'une charpente métallique sur les parties supérieures a été construit par les liquidateurs autour et sur les restes du réacteur détruit. Sa fonction principale est de protéger les matières radioactives des intempéries. Il sert aussi à maintenir les gaz et poussières radioactives dans des limites raisonnables permettant d'effectuer des travaux aux alentours du site.

Ces travaux ont été réalisés en un temps record compte tenu des conditions extrême de radioactivité (le sarcophage à été mis en service au mois de novembre 1986, soit seulement six mois après la catastrophe). Cet exploit a été rendu possible grâce à la participation en masse des soldats de l'armée soviétique et plus largement de l'ensemble de la population masculine valide de l'URSS.

Outre l'évacuation des zones qui a constitué un traumatisme majeur sur les populations vivant de l'agriculture (et leur a rappelé les douloureux souvenirs de l'exode devant l'invasion allemande à l'été 1941), c'est le phénomène des samosioli qui reste aujourd'hui prégnant.

Les samosioli (ou « colons individuels » en français) est le nom donné aux personnes revenues vivre dans la zone d'exclusion, malgré les interdictions. Leur nombre est estimé à un millier. Ces personnes vivent sur place de leur lopin en autosuffisance alimentaire.

D'autre part, le trafic s'est développé. Il concerne des objets et mobilier laissés à l'abandon (et parfois fortement contaminés), le bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone.

Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attirent des « touristes nucléaires » venus du monde entier.

Posté par mahia34 à 16:36 - Histoire. - Commentaires [0] - Permalien [#]

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